Séparés et divorcés non remariés - Divorcés remariés

CONNAISSEZ-VOUS

votre situation dans l’Église catholique ?

Tout divorce entraîne une situation de très profonde souffrance, des blessures et un vif sentiment d’échec. Il est nécessaire de dire et redire que l’Église ne vous rejette pas mais que, suivant votre situation, votre participation à la vie plénière de baptisé sera différente.

Séparés et divorcés non remariés

ne vivant ni en compagnonnage ni des relations épisodiques.
Hommes et femmes baptisés, vous avez pleinement votre place dans l’Église : vous avez les mêmes droits et devoirs que tous les baptisés. Vous pouvez donc recevoir le sacrement de Réconciliation et d’Eucharistie, exercer touts les responsabilités ecclésiales. Vous pouvez aussi rejoindre des mouvements :
bulletCana-Espérance,
bullet Renaissance,
bulletNotre Dame de l’Alliance etc...
bulletou participer à des sessions organisées par les communautés du Puits de Jacob.

Divorcés non remariés

vivant en compagnonnage ou des relations épisodiques.
L’Église ne vous juge pas : certaines circonstances matérielles ou affectives peuvent se comprendre, mais vous ignorez pas que votre situation ne peut vous donner accès ni au sacrement de réconciliation, ni à la communion au Corps du Christ. L’Église appelle tout baptisé, quelque soit sa condition de vie, au service du Seigneur.

Divorcés remariés (ainsi que toutes les personnes qui cohabitent sans le mariage sacramentel)

Vous pouvez participer à la vie de l’Église sous de multiples aspects. De nombreux documents rappellent le rôle capital de la conscience individuelle éclairée et formée (exhortation de Jean Paul II sur le rôle de la famille chrétienne), mais vous devez vous abstenir de communier au Corps (et/ou au Sang) du Christ, car la Communion sacramentelle demande d'abord d'être en communion de vie, vécu à travers les commandements de Dieu et de l'Eglise. Dans ce cas précis, l'existence du sixième commandement ne peut pas être passé sous silence...
Pourtant, "Dieu est présent dans ce qu’ils vivent (c’est à dire dans leur état, non pas malgré leur état). Dieu écrit une histoire de salut avec ce qu’ils vivent, pour eux et, à travers eux, pour l’Église. Leur vie spirituelle est un appel pour l’Église" (Mgr Stenger).

Il faut rappeler ici, que le même principe concerne non seulement les divorcés remariés, mais TOUTES LES PERSONNES VIVANT D'UNE MANIERE MARITALE SANS ETRE LIES ENTRE ELLES PAR LE SACREMENT DU MARIAGE, donc toutes les personnes qui vivent ensemble occasionnellement ou qui cohabitent: "avant", "après" ou "à côté" d'un mariage sacramentel valide, y compris les veuves et les veufs.


Ces personnes sont toujours des membres de l’Église et la communion peut être vécue de bien d’autres façons que la seule réception du Corps eucharistique :

  1. participation aux rassemblements et messes avec les autres baptisés, manifestant ainsi la communion qui unit les membres du corps du Christ et nourrissant la vie chrétienne.
  2. Lecture de la Parole en public
  3. Communion spirituelle : beaucoup de personnes qui "viennent prendre l’hostie" oublient cette dimension essentielle.
    Beaucoup des personnes malades, prisonniers, communautés dépourvues de prêtres sont, elles aussie, "privées" de l’hostie qu’elles devraient légitimement recevoir.
    Le Seigneur dépasse tous ces obstacles, rejoint, console, fortifie et nourrit les cœurs sincères.
    Vous ne pouvez être parrain ou marraine d’un baptisé ou d’un confirmé.
     

Nullité de votre premier mariage

L’Église peut vous proposer un cheminement vers un temps d’accueil et de prière.
Cette prière peut se faire à votre domicile ou un lieu hors de l’église, par un prêtre en civil, un diacre ou un laïc. Mais ce n’est pas une célébration sacramentelle. Vous ne pouvez demander une bénédiction des alliances réservée au sacrement de mariage, image de l’Alliance de Dieu avec l’homme. De même il vous est demandé la discrétion et ne pas tromper votre entourage sur le sens de cette prière.

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Nous vous invitons


- à vous renseigner auprès du service Pastorale familiale de votre diocèse si un accueil des divorcés, et divorcés-remariés existe ;
- à rencontrer d’autres couples dans votre situation. Rester seuls dans la souffrance n’est jamais une solution. A plusieurs, vous pouvez vous aider à vivre la situation familiale, matérielle, juridique et surtout chrétienne ;
- à établir un dialogue avec un prêtre.

Pour plus d’information :

vous pouvez venir poser vos questions à l’accueil de la Cathédrale du lundi au vendre de 16h à 17h30 (sauf le 2ème et 4ème jeudi de chaque mois).

Des sites Internet où vous trouverez certains textes :

bullet jbdnd.free.fr
bullet catholique-nanterre.cef.fr
bulletLettre pastorale de Mgr Joseph Doré, Strasbourg : orientation pour une pastorale des personnes divorcées et divorcées-remariées - Mai 2004 - en fichier HTML
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Vérifier quant un tel mariage pourrait être possible en cliquant ici

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Divorcés remaries dans  l'Exhortation Apostolique « Familiaris Consortio » du Pape Jean Paul II (année 1981)

  

  84.  L'expérience quotidienne montre, malheureusement, que ceux qui ont recours au divorce envisagent presque toujours de passer à une nouvelle union, évidemment sans cérémonie religieuse catholique. Et comme il s'agit là d'un fléau qui, comme les autres, s'attaque de plus en plus largement aux milieux catholiques eux-mêmes, il faut d'urgence affronter ce problème avec la plus grande sollicitude. Les Pères du Synode l'ont expressément étudié. L'Eglise, en effet, instituée pour mener au salut tous les hommes, et en particulier les baptisés, ne peut pas abandonner à eux-mêmes ceux qui - déjà unis dans les liens du sacrement de mariage - ont voulu passer à d'autres noces. Elle doit donc s'efforcer, sans se lasser, de mettre à leur disposition les moyens de salut qui sont les siens.

  Les pasteurs doivent savoir que, par amour de la vérité, ils ont l'obligation de bien discerner les diverses situations. Il y a en effet une différence entre ceux qui se sont efforcés avec sincérité de sauver un premier mariage et ont été injustement abandonnés, et ceux qui par une faute grave ont détruit un mariage canoniquement valide. Il y a enfin le cas de ceux qui ont contracté une seconde union en vue de l'éducation de leurs enfants, et qui ont parfois, en conscience, la certitude. subjective que le mariage précédent, irrémédiablement détruit, n'avait jamais été valide.

  Avec le Synode, j'exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu'ils ne se sentent pas séparés de l'Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, a assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, a apporter leur contribution aux oeuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l'esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d'implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l'Eglise prie pour eux, qu'elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu'ainsi elle les maintienne dans la foi et l'espérance !

  L'Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l'Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d'y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Eglise, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l'Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l'on admettait ces personnes à l'Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l'Eglise concernant l'indissolubilité du mariage.

  La réconciliation par le sacrement de pénitence - qui ouvrirait la voie au sacrement de l'Eucharistie - ne peut être accordée qu'à ceux qui se sont repentis d'avoir violé le signe de l'Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l'indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l'homme et la femme ne trouvent pas, pour de graves motifs - par l'exemple l'éducation des enfants remplir l'obligation de la séparation, "ils prennent l'engagement de vivre en complète continence, c'est-à-dire en s'abstenant des actes réservés aux époux " (JP II, Homélie à la messe de clôture du Vie Synode des Evêques, 25/10/1980)

  De la même manière, le respect dû au sacrement de mariage, aux conjoints eux-mêmes et à leurs proches, et aussi à la communauté des fidèles, interdit à tous les pasteurs, pour quelque motif ou sous quelque prétexte que ce soit, même d'ordre pastoral, de célébrer, en faveur de divorcés qui se remarient, des cérémonies d'aucune sorte. Elles donneraient en effet l'impression d'une célébration sacramentelle de nouvelles noces valides, et induiraient donc en erreur à propos de l'indissolubilité du manage contracté validement.

  En agissant ainsi, l'Eglise professe sa propre fidélité au Christ et à sa vérité ; et en même temps elle se penche avec un coeur maternel vers ses enfants, en particulier vers ceux qui, sans faute de leur part, ont été abandonnés par leur conjoint légitime.

  Et avec une ferme confiance, elle croit que même ceux qui se sont éloignés du commandement du Seigneur et continuent de vivre dans cet état pourront obtenir de Dieu la grâce de la conversion et du salut, s'ils persévèrent dans la première la pénitence et la charité. (Familiaris consortio 84)